Mercredi 16 décembre 2009 3 16 /12 /Déc /2009 11:02

Avant que SI FAWRI ne se réveille et actualité oblige et aussi une fois n’est pas coutume, le document ci-dessous ne concerne pas exclusivement notre chère ville mais elle est potentiellement exposée.

 

Bonne lecture et pas de panique.

 

 

 

25.11.2009

 

Vaccin grippe A H1N1: réactions allergiques graves au Canada. GSK demande le retrait d’un lot de Pandemrix / Arepanrix… déjà utilisé

On savait déjà que la seule inquiétude reconnue du bout des lèvres par les instances de pharmacovigilance – en Suède et en Allemagne, notamment – concerne le risque d’allergies du Pandemrix de GSK. On apprend que le même problème a été constaté au Canada, où le Pandemrix s’appelle Arenpanrix, dans des proportions encore plus importantes. Glaxo Smith Kline ne s’est prononcé sur la question que lorsqu’il n’avait plus le choix. Ce n’est pas très rassurant, surtout pour les Européens, qui comptent sur les fabricants de vaccins pour leur signaler les effets secondaires, afin d’actualiser éventuellement le résumé des caractéristiques des produits (RCP).

 

Les autorités sanitaires canadiennes ont choisi de parler du problème en mettant en avant la mise en garde de GSK qui demande la suspension d’un lot de 172.000 doses de vaccins… déjà utilisées pour la plupart. Mais d’autres sources d’information telles la BBC et même l’OMS (!) nous apprennent que la réaction tardive de GSK s’explique autrement. La firme n’avait pas le choix, puisque ce sont les autorités sanitaires de Manitoba qui ont demandé des explications suite à un nombre inhabituel de réactions allergiques signalées suite à la vaccination. Que GSK parle d’un seul lot suspect ressemble fort à une tentative de limiter les dégâts.

 

Parce qu'il n'y a pas que le Canada. Les autorités suédoises - repris par celles allemandes - ont parlé depuis fin octobre du nombre élevé de réactions allergiques, inhabituelles avec d’autres vaccins, inquiétude reprise dans un bilan fait à la mi-novembre… Et ces interrogations ne concernaient pas qu’un seul lot de Pandemrix, mais le vaccin dans son ensemble.

 

L'OMS et les autorités sanitaires nationales lavent les vaccins de tout soupçon concernant les décès comme les syndromes de Guillain-Barré. Peut-être n'y a-t-il pas de rapport, je n'en sais rien. Mais je conteste la méthode. Ces experts doivent lire dans les astres, puisqu'ils se prononcent avant même que les investigations soient menées. Pour les réactions anaphylactiques aussi, un officiel canadien a tenté le coup, parlant d'une possible "anomalie statistique"...

 

Ce cas illustre plusieurs problèmes résultant de la trop grande indulgence - souvent directement intéressée - des décideurs politico-sanitaires face aux laboratoires. On voit à quel point c'est aberrant d'accepter les méthodes de désinformation, de laisser la recherche aux firmes, ou encore de leur abandonner la pharmacovigilance et de leur accorder l'immunité juridique...  A-t-on vu une firme informer d'elle-même sur ces effets secondaires, entravant ainsi le superbe commerce qu'elle fait ?

  

 

Même vaccin sous un nom différent – moyen habituel de diversion

 

Au Canada, le seul vaccin utilisé est l’Arepanrix de GSK, qui est exactement la même chose que le Pandemrix, comme on peut le vérifier en lisant l’avis de décision de Santé Canada, dont voici l’extrait portant sur la composition :

 

« Chaque dose de 0,5 mL du vaccin ArepanrixMC H1N1 contient 3,75 µg d'hémagglutinine (HA) dérivée de la souche A/California/07/2009 (H1N1)v. L'adjuvant AS03 est constitué d'une phase huileuse, contenant une huile naturelle et biodégradable, soit le squalène (10,69 mg par dose), et du DL-α-tocophérol (huile de vitamine E; 11,86 mg par dose), mélangée à une phase aqueuse composée d'un tampon phosphate isotonique. On a recours au polysorbate 80 (Tween 80; 4,86 mg par dose), un émulsifiant, pour stabiliser l'interface huile/eau. Chaque dose contient également 5 µg de thimérosal, un agent de conservation. »

 

Changer de nom d’un pays à l’autre fait partie de la stratégie des laboratoires et rend beaucoup plus difficile l’information des professionnels de santé et du grand public. Il ne s’agit pas là d’une spéculation de ma part ; les firmes reconnaissent que les informations diffèrent d’un pays à l’autre, conformément à la législation spécifique et aux réglementations en vigueur. Ainsi, sur les sites états-uniens des laboratoires, obligés de publier les notices intégrales (bien plus détaillées que celles européennes), il y a habituellement un avertissement disant que les informations ne valent que pour les Etats-Unis. Les résidents d’autres pays sont invités à consulter les notices nationales, qui peuvent être différentes – et le sont ! -, selon les exigences juridiques et législatives en vigueur. Des Etats-Unis – pays le plus avancé en matière de pharmacovigilance - à la France, pour le même médicament du même laboratoire dans les mêmes indications, les notices n’ont rien à voir. Les noms de marque différents sont un bon moyen d’éviter que l’information circule et que les citoyens des pays désinformés s’émeuvent de cette différence...

 

 

Les résumés de caractéristiques du produit : Arepanrix / Pandemrix

 

Le texte intégral de la notice officielle canadienne, contenant quelques indications sur les effets indésirables, peut être lu sur cette page. Le rapport public d’évaluation (EPAR) établi par l’agence européenne du médicament (EMEA) peut être lu sur cette page. Les deux parlent de données cliniques limitées, à actualiser au fur et à mesure...

 

On note l’absence de données chez les femmes enceintes, chez les enfants de moins de 3 ans et les enfants et adolescents âgés de 10 à 17 ans. Très peu de données pour les autres enfants. Il est clairement dit le vaccin adjuvanté / adjuvé provoque plus d’effets indésirables que celui sans adjuvant.

 

Les premières annonces publiques du taux élevé d’anaphylaxies : confusion

 

Radio Canada annonce le 19 novembre que « Sept personnes ont subi un choc anaphylactique après avoir reçu le vaccin. Elles ont toutes été soignées rapidement et s'en sont tirées sans aucune séquelle. Il semble que ces incidents soient liés à un lot de 63 000 doses de vaccin. »

 

Le journal canadien The Vancouver Sun a repris le 20 novembre une dépêche de l’agence Winnipeg Free Press sous le titre « GlaxoSmithKline shelves lot of H1N1 vaccine » (Glaxo Smith Kline suspend un lot de vaccin pandémique A H1N1). Elle donne enfin des informations plus correctes. En voici les grandes lignes :

 

Le Dr Joel Kettner, chef du département de santé publique des autorités sanitaires de Manitoba, a rendue publique la demande du laboratoire GSK d’interrompre la vaccination des Canadiens avec des doses provenant d’un lot acheminé en octobre. Les vaccins inclus dans ce lot risquent de déclencher des « réactions anaphylactiques sévères et immédiates » dans un cas sur 20.000 vaccinations, au lieu d’un cas sur 100.000 pour les doses de vaccin comprises dans d’autres lots. (Soit cinq fois plus, en clair.)

 

En attendant les résultats des investigations. GSK a demandé aux autorités de « retirer de la circulation » le lot en question.

 

Mais la demande du laboratoire arrive beaucoup trop tard, car la plupart des vaccins contenus dans le lot ont déjà été administrés : il ne reste que 630 doses sur les 63.000 distribuées dans les quatre régions de Manitoba.

 

Au moment de la déclaration de Joel Kettner, il n’était pas clair combien de doses provenant de ce lot avaient été déjà utilisées dans d’autres provinces canadiennes.

 

Cette information est donnée par un autre article de Radio Canada, en date du 20 novembre, qui nous apprend que le lot 7A a été distribué dans 6 provinces, parmi lesquelles seule la province d’Ontario n’avait pas encore utilisé ces doses.

 

D’autres détails

 

Une dépêche d’Associated Press en date du 24 novembre, reprise sur le site de la chaîne de télévision NBC, nous apporte quelques détails supplémentaires : « Drug Firm Pulls H1N1 Vaccines In Canada On Allergy Fears » (Au Canada, le laboratoire GSK retire des vaccins A H1N1 par peur de réactions allergiques). La même dépêche est reprise par ABC News et dans une brève de la BBC (celle-ci contient quelques autres détails). L'information commence à faire le tour de la blogosphère - celle anglophone en priorité, comme d'habitude.

 

 

La porte-parole de GSK, Gwenan White, dit que la demande de GSK se fonde sur des notifications (« reports ») selon lesquelles les vaccins contenus dans ce lot particulier de vaccins auraient causé plus de réactions allergiques que d’autres.

 

La porte-parole ajoute que GSK a signalé le problème aux autorités canadiennes le 18 novembre. Le lot contient au total 172.000 doses de vaccins, et il a été distribué dans plusieurs provinces. Au total, 7,5 millions de doses ont été distribuées au Canada.

 

Mise en garde faite par un laboratoire responsable ?

 

 

C’est ainsi que les représentants de GSK aimeraient présenter les choses. Mais la réalité est différente.

 

Dans un article paru le 23 novembre sur le site Bloomberg, qui a demandé plus de détails à la porte-parole de GSK Gwenan White, celle-ci affirme que c’est le laboratoire qui a détecté le problème dans ses propres tests. La même chose est affirmée le lendemain dans un article du Channel News Asia et ailleurs.

 

 

La confusion est savamment entretenue grâce au format des dépêches des agences de presse, qui livrent l’information à la va-vite, en parlant de « reports », terme très vague qui ne dit pas s’il s’agit de notifications à la pharmacovigilance (qui sont des « reports » se faisant par le « adverse reactions report system ») faites par les professionnels de santé. Ou alors s'il s'agit de je ne sais quels « rapports » / analyses de sources autres, par exemple venant du laboratoire lui-même.

 

Le diable est dans les détails… On voit à quoi rime la responsabilité de GSK en regardant de près la pseudo-logique de l’argumentation de Gwenan White : sur Bloomberg, elle ajoute que le nombre total de réactions allergiques n’est pas connu, mais que le taux n’est que légèrement supérieur à celui attendu. Autrement dit: on ne connaît pas, mais on peut quand même dire que ce n’est pas grand-chose. Voilà l’une des façons de faire qui décrédibilisent à la fois les laboratoires et les autorités sanitaires dont les experts (souvent payés par les firmes) affirment dès l’apparition de tout effet secondaire qu’il n’est pas lié au vaccin ou au médicament en question. Et ce sans attendre les résultats des enquêtes ou des autopsies. Les vaccins contre la grippe A H1N1 ont ainsi été déclarés innocents d’emblée dans chacun des 41 décès post-vaccinaux signalés à l’OMS (c’était le bilan d’il y a quelques jours).

 

Mais on pourrait interpréter les dires de la porte-parole aussi au sens d’un problème auquel GSK s’attendait pour l’ensemble du vaccin. Parce que, en toute logique, GSK ne pouvait pas s’attendre à voir un taux de réactions allergiques 5 fois supérieur pour un seul lot. (N’étant pas conspirationniste / complotiste, je ne vais pas imaginer que la firme l’ait mis délibérément en circulation. Cela ne peut concerner donc que le Pandemrix / Arepanrix dans sa globalité. D’où le trouble lorsqu’on lit ces affirmations sur l’augmentation « marginale » du taux de réactions allergiques :  « “It is a low rate, only marginally greater than what we’d expect,” according to White, who said she couldn’t confirm the exact number. “It doesn’t have any impact at all on the other vaccine they have received and can continue to administer.” »

 

Je citais Channel News Asia ; l’article en question parle d’un cas sérieux de réactions allergiques enregistré à Singapour : une femme de 37 ans présente des marques semblables à des piqûres d’insecte sur son avant-bras gauche, qui se sont étendues en une journée à ses quatre membres, sous la forme de taches rouges. Ses articulations (poignets, coudes, genoux et chevilles) ont gonflé jusqu’à doubler de volume, ce qui l’empêche de marcher correctement.

 

En Allemagne, le premier décès – sur les 8 dont la presse a rendu compte jusqu’ici – est celui d’un homme de 46 ans sans maladies connues, retrouvé mort sur les toilettes de son entreprise le lendemain de la vaccination. On suppose qu’il s’agit d’une réaction allergique – de type hypersensibilité, parce qu’il faut dire que des allergies sévères peuvent ne pas se manifester tout de suite sous la forme classique du choc anaphylactique quasi-immédiat. Les investigations sont en cours, ce qui n’a pas empêché l’OMS de dire qu’aucun décès chronologiquement lié aux vaccins n’était imputable à ces derniers…

 

C’est de la science à la façon de Madame Soleil…

 

Ce sont les autorités canadiennes qui ont demandé des explications à GSK

 

La chaîne canadienne CBC en parlait dès le 20 novembre, en disant que ce sont les autorités sanitaires de Manitoba qui ont remarqué le taux anormalement élevé (1 sur 20.000) de notifications d’anaphylaxie. Radio Canada a noté la même chose le même jour.

 

La même chaîne CBC avait rendu compte de deux décès post-vaccinaux dans un article du 17 novembre : « 2 Manitobans die within week of H1N1 shot » (Deux habitants de Manitoba meurent dans la semaine suivant la vaccination contre la grippe A H1N1).

 

Même l’OMS dit que ce sont les autorités qui ont réagi, et non pas GSK dans un accès aigu de responsabilité... Responsabilité dont le laboratoire s’est par ailleurs fait exonérer en extorquant l’immunité juridique par contrat…

 

Un porte-parole de cette vénérable organisation, Thomas Abraham, à déclaré à l’Agence France Presse (original ici, repris sur cette page) que les vaccins avaient un « profil de sécurité relativement bon » - on notera la nuance introduite par le mot « relativement » -, mais que, malgré cela, « un nombre inhabituel de réactions allergiques sévères » ont été signalées au Canada. Il a ajouté que les autorités canadiennes étaient en train de mener les investigations de rigueur et « ont retiré un lot de vaccins de Glaxo Smith Kline ». L’AFP cite la même porte-parole Gwenan White parlant de réactions allergiques ayant un impact cardio-respiratoire.

 

La même dépêche de l’AFP du 24 novembre rappelle que l’OMS a jugé que la « trentaine de décès » signalés par 6 pays n’étaient pas liés aux vaccins. Selon leurs données, il y aurait un effet secondaire sur 10.000 cas. Sur 100 effets secondaires, 5 seraient graves, voire mortels (“Of every 100 reports of adverse effects, five are serious cases such as death, the WHO said”). A noter aussi une douzaine de cas de syndromes de Guillain-Barré signalés à l’OMS. (Dans cette dépêche, il est question de 10, mais les autres sources parlent de 12 cas).

 

Laissons de côté la question de la causalité directe au sens strict, parce qu’elle ne pourra jamais être prouvée avec certitude. Ce qui importe, c'est appliquer une prudence élémentaire en santé publique.

 

Inquiets, les Japonais veulent des précisions

 

Le Japon attend la livraison d’Arepanrix permettant de vacciner 37 millions de personnes d’ici mars. Bloomberg nous apprend dans cet article du 24 novembre reprenant le journal japonais Asahi que le pays ne revient pas sur ses commandes passées à GSK. Cela dit, les autorités sanitaires ne se fieront pas uniquement aux réponses du laboratoire. Le ministre de la Santé a déclaré que le Japon enverrait début décembre des experts au Canada, pour suivre de près les investigations et obtenir des explications supplémentaires.

 

Selon le porte-parole de GSK au Japon, un essai clinique en cours dans ce pays n’a mis en évidence aucun effet secondaire grave induit par l’Arepanrix.

 

Evitons de propager des rumeurs issues d’une erreur de langage !

 

Un mot encore sur la façon de présenter – et de reprendre - l’information : Cyberpresse Canada formule mal les choses dans un article du 24 novembre : « Le 17 novembre, les autorités canadiennes avaient elles-mêmes dénombré près de 200 morts, ainsi que 36 cas de réactions graves sur les 6,6 millions de personnes vaccinées (soit environ un cinquième de la population). »

 

Il va de soi qu’il ne s’agit pas de 200 morts parmi les personnes vaccinées, mais de 200 morts en rapport avec la grippe A.

 

Même s’il faut souligner ici aussi que la relation de causalité n’est pas non plus sûre et certaine, puisque les gouvernements et les experts qui veulent pousser à la vaccination décomptent chaque décès comme étant dû à la grippe, dès qu’il s’agit d’une personne souffrant d'affections autres, infectée en outre par la grippe A. Par contre, les mêmes experts n’appliquent pas la même façon de calculer s’agissant de personnes qui meurent après la vaccination. Différence d’approche qui entretient la méfiance de la population. Comme cette tentative maladroite d’un responsable canadien de minimiser ce taux 5 fois supérieur de réactions allergiques en disant qu’il pourrait s’agir là d’une « anomalie statistique ». C’est Tim Vail, le porte-parole de la ministre canadienne de la Santé, qui a sorti cette perle, en ajoutant « n'avoir rien constaté qui soit bizarre ou épeurant avec le vaccin », selon un article paru sur le site de LCN.

 

La méfiance devrait être de mise aussi à la lecture de sites et de blogs qui ne manqueront pas d’exploiter cette erreur de langage. J’ai déjà vu des cas…

 

Confier l’analyse des effets secondaires aux firmes peut induire des… réactions adverses pour la santé publique

 

J'ai une bonne raison d'aller au-delà de l'information brute pour insister sur le fait que GSK voudrait s’attribuer la responsabilité de ce retrait « préventif » – qui aurait soi-disant fait suite à des tests menés par la firme -, alors que ce sont les autorités sanitaires de la province de Manitoba qui ont réagi. C’est pour poser la question des conséquences désastreuses que peut avoir le désengagement des autorités publiques en matière de tests cliniques avant la mise sur le marché pour déterminer le rapport bénéfices – risques ainsi qu’en matière de surveillance des effets secondaires après la commercialisation.

 

On sait que, faute d’essais cliniques préalables dignes de ce nom et sous prétexte des « circonstances exceptionnelles » dans lesquelles les vaccins pandémiques ont été autorisés, la pharmacovigilance – le recueil et l’analyse des effets secondaires – a été abandonnée aux… fabricants de vaccins. Qui sont juge et partie, et là, il n'y a manifestement aucune « peur »... Les conflits d’intérêts manifestes n'entraînent pas le retrait du lot de dispositions aberrantes...

 

Ce cas est une bonne illustration des dangers qu’entraîne cette aberration pour la santé publique, et de la réactivité des laboratoires s’agissant de mettre en cause leurs produits… Demander le retrait d’un lot de vaccins après l’administration de la grande majorité des doses, cela ressemble à un sérieux retard à l'allumage, autrement plus dangereux que pour un véhicule.

 

L’abandon de la pharmacovigilance aux firmes s’est fait dans bon nombre de pays européens dans le cas des vaccins pandémiques, et la Commission européenne veut par ailleurs généraliser cette façon de (mal) faire. Toute l’histoire des scandales pharmaceutiques nous a appris que les autorités sanitaires européennes sont beaucoup plus indulgentes que celles nord-américaines. De plus, comme je l’ai dit plus haut, les laboratoires n’ont pas les mêmes obligations de transparence et d’information, probablement pour ne pas nous inquiéter... (Ne voit-on pas certains défendre cette absence de transparence et cette désinformation en disant que parler des effets secondaires des vaccins et des médicaments, c’est faire peur ?)

 

Il faut rappeler le contexte dans lequel s’inscrit cette désinformation par GSK, afin que ce soit clair pour tout le monde que si par malheur ces vaccins contre la grippe A (Pandemrix, Arepanrix, Panenza, Celvapan, Focetria, Humenza, Fluval, Antigrip et d’autres versions nationales) s’avèrent déclencher des effets secondaires fréquents et/ou sévères, il ne faut pas compter sur les pharmacovigilances des pays européens pour tirer la sonnette d’alarme. Et pas non plus sur l’agence européenne du médicament (EMEA), qui a si généreusement approuvé toutes les demandes des fabricants portant sur des vaccins avec adjuvant et/ou utilisant des technologies nouvelles.

 

L’agence américaine (FDA) a été bien plus circonspecte, puisque tous les vaccins utilisés aux Etats-Unis sont fabriqués selon les technologies habituellement utilisées dans la production des vaccins contre la grippe saisonnière. La seule différence avec ces derniers vient de la présence du thiomersal (forme de mercure appelée aussi thimérosal), "justifiée" par le conditionnement en flacons multidoses. Qui n'est pas non plus sans poser problème, notamment par les risques de contamination. Et puis, si on n'utilise plus le thiomersal dans les vaccins, c'est précisément en raison des risques allergiques (hypersensibilité...).

 

IN  Pharmacritique

Par Amuhuch - Publié dans : Actualités
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Commentaires

Il parait qu'a la clinique d'accouchement de Targa u Zemour ils ont mis dans la même salle des cas confirmés et des cas suspects. Est ce normal?
Commentaire n°1 posté par Fateh le 18/12/2009 à 17h55
Une femme suspecte du virus H1N1 évacuée de l'hopital d'Akbou vient d'être admise à la clinique d'accouchement de Targa Uzemour sans que le personnel accompagnateur ne signale son cas, comme c'est une urgence elle a été admise dans la salle d'accouchement avec les autres malades, c'est une fois la consultation du dossier que le personnel medical d'est rendu compte qu'elle était en salle d'isolement à l'hopital d'Akbou, moi j'appelle ça un CRIME
Fateh
Commentaire n°2 posté par Fateh le 02/01/2010 à 17h40

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